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_________CRITIQUE DE MICHEL BENARD_________

En cheminant dans le dédale des œuvres d'Emmanuel DILHAC, il est sage de se dépouiller de tout l'acquis d'un enseignement plus ou moins erroné qui nous aveugle. Il est bon de se souvenir par exemple que l'écriture chinoise serait née de l'interprétation des signes d'empreintes laissés sur le sable ou dans la vase par les oiseaux, et également se rappeler le disque crétois aux signes encore secrets, les plaquettes cunéiformes ou égyptiennes, les ardoises coraniques sans oublier bien entendu les tables de la loi ou les manuscrits de la mer morte.

La vision d'Emmanuel DILHAC est universelle, elle s'associe a un retour à la matrice initiale, toute sa création est un dialogue du signe proche de tous les langages sémitiques. Le minéral, le végétal possèdent leur langage, c'est opiniâtrement ce que tente de décrypter Emmanuel DILHAC en libérant tous ses sens pour recomposer peut-être le message qui conduira à l'homme.

Emmanuel DILHAC a totalement conscience que chaque élément porte une mémoire, les veines de la pierre, une toile d'araignée, un fragment osseux, tout est signe, appel, trace, langage codé. Les sons végétaux, minéraux ou animaux sont aussi les clés des langues humaines.

Pour Emmanuel DILHAC, tout redevient naissance, pur qui se levé dans un cycle éternel.

Michel BENARD
Peintre, Essayiste, Critique d'art
Vice-Président d'Art et Poésie (Revue Internationale de Culture Française)

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