Dilhac, homme exogène, a su capter avec
une rigueur d'esthète, dans la mouvance existentielle
de l'Univers, tous les thèmes qui régissent
l'utilité de l'homme sur une terre toujours
en gestation.
Poésie en tête, guitare en bandoulière,
nous l'avons vu arpenter tous les lieux communicatifs,
tous les espaces en vacation où la voix -
la sienne se devait de paraître avant tout
comme celle d'un éveilleur, un messager de
derrière la forêt.
Tantôt sur le chemin menant aux vibrations
du coeur et de l'esprit, tantôt sur celui
où les pierres et autres sédiments
naturels confèrent au microcosme une particulière
résonance, Dilhac a su nous remettre à
l'écoute de l'infiniment petit, de la matière
vivante et emblématique qui lui tient lieu
de vecteur indissociable de tout ce qu'il entreprend.
Mais il faut revenir à l'essentiel de ce
pèlerinage accompli. L'œuvre du peintre
et du graveur s'impose aujourd'hui à nous,
hommes de l'instance et du fragmentaire.
Riche d'un parcours tous azimuts ressenti comme
une quête rigoureuse et spirituelle, chaque
toile décèle une écriture déchiffrable
en suspens dans notre imaginaire.
A nous, dès maintenant, de percevoir à
travers chacune d'elles, tant par les couleurs que
par les matières que nous propose Dilhac,
l'essentiel de nos actes, de nos signes, sans lesquels
il n'est pas de devenir.
François
CREIGNOU
Poète et écrivain