Une œuvre réussie est une œuvre
habitée.
Elle est douée d’une âme propre
et s’inscrit dans l’espace comme le
ferait une pensée rendue visible.
A la recherche de correspondances, Dilhac traque
dans l’univers des formes vivantes un alphabet
avec lequel il compose ses peintures murales qui
agissent sur nous à la manière d’une
médecine douée.
Il rend hommage aux végétaux, comme
à l’énergie des montagnes, salue
la vie sous tous ses angles, évitant tout
ce qui peut nuire à l’équilibre
du cosmos.
« L’art ne doit pas ajouter à
la souffrance du monde » me confia-t-il un
jour.
C’est dire combien il est chargé, pour
lui, de forces agissantes.
Selon Dilhac qui explore parallèlement le
monde des sons les plus rustiques et archaïques,
toutes les voix de la nature se mêlent et
se répondent.
Il traque même des analogues entre la physique
des formes et la morphologie des sons, faisant «
parler » galets, troncs et racines d’une
manière inattendue.
Entre Jean Dubuffet et Malcolm de Chazal, ce créateur-né
accomplit un vrai parcours initiatique qui ne fut
pas toujours compris.
Pourtant, il n’est nul besoin de « repères
» pour évaluer immédiatement
la minutie, la grâce et le sérieux
de son travail, aujourd’hui présenté
dans de nombreuses régions de France et au
delà.
Luis PORQUET
Journaliste, Poète et Critique d’art