Terre de sable
Sable d'étoile
Etoile de mer
Oeil cillé d'arc-en-ciel
Ou arc en ciel cillé de noir
Eclatement cristallin
Enfermement musical, obsédant,
Rythmé d'une ligne sinueuse
Qui finira hachée
Happée par une hydre dorée nommée
en hiéroglyphes
Nul visage ne trouble l'univers sans fin
Qu’appréhende pourtant le regard qui
s'attarde.
DILHAC et sa peinture ?
Une respiration inspirée
Un magnifique méandre qui n'a pas de fin
Tendu vers le supra-sensoriel,
L'instinct de railleurs apprivoisé du bout
des doigts,
Réconciliant la forme à la matière
La couleur au relief.
Savoir de l'imaginaire ?
Rêve d'un burin, d'un crayon, d'un pinceau
?
Matière modelée d'un noir habité
de toutes les lumières ?
Ou écriture automatique, significative et
réjouissante
Eclatant d'espérance
Peut être un peu aussi déchirement
interne
Reflétant la quête d'un paradis perdu
Dont le trait sur le bois est une forme de mots,
De repères vers une communication extra-visuelle
Qui va
Retrouvant le monde perdu de notre mémoire.
Emmanuel DILHAC, infatigable créateur est
habité par la multitude des signes qui peuple
l'invisible
Et son Odyssée plastique est tendue toute
entière vers un ailleurs situé dans
une sixième dimension et enfant d'un esprit
et d'une âme hautement spiritualisés.
Son oeuvre est un poème sidéral, un
hymne cosmopolite et raffiné.
Un étonnement merveilleux que je vous invite
à partager car son originalité savante
est aussi universelle qu'une musique
Aussi symbolique qu'une prière.
France SAUGIER
Historienne de l'art, et conférencière
Ancienne élève de l'Ecole du Louvre