Emmanuel Dilhac, depuis une vingtaine
d'années cherche à retrouver et à
retransmettre les sons oubliés, ceux entendus
déjà durant son enfance, mais encore veut-il
remonter plus au delà, vers ceux qui sont inscrits
dans la mémoire et le patrimoine génétique.
En une quête passionnée, il s'initie au
jeu de la rencontre avec l'objet naturel dans son environnement
; il adopte nécessairement quelque geste pour
que cet objet puisse sonner au mieux de ses qualités.
Gestes et objets s'apprivoisent, renouent.
Emmanuel Dilhac fait remarquer que ces gestes, que ces
techniques manuelles sont identiques aux phénomènes
d'actions et mouvements utilisés encore aujourd'hui
par les éléments et que cela correspond
aussi à un synchronisme et mimétisme établis
au cours des temps ; à un rassemblement et à
une ordonnance des énergies dont nous serions
et donnerions des échos.
Aussi le musicien, entre autres dépositaires,
pour produire, entendre tel ou tel sorte de volume sonore
et pour faire entendre fait-il simplement basculer,
rebondir, tourner... à l'aide de ses doigts,
ou en appelle t-il aux frottements, à des frappes,
bref au maniement d'un ustensile intermédiaire
mais naturels, pour affiner, tenter d'être en
accord avec une démarche, le produit d'une réflexion
et pour répondre à un souhait artistique
précis.
A chaque artiste d'exiger, de se rapprocher du même
coup d'un « Tout » organisé, de louer
et de sublimer en quelque sorte, là où
magie et mystique se confondent...
Au cours des siècles, de savoirs en améliorations,
l'homme tendra également à créer
des formes idéales et des types d'instruments
sur lesquels d'ailleurs on pourrait s'interroger, par
exemple sur les plans et les rapports subtils qui existent
entre la ligne de ces instruments et leur sonorité,
leur apogée et les « courants » de
pensée de leur époque.
Et l'homme de toujours réinventer mais à
l'appui des mêmes sources, des mêmes pôles,
des mêmes centres qui seront d'ailleurs répertoriés
pour la pratique de l'échange par le langage,
par la parole et par l'écrit, les verbes représentant
les reflets du champ moteur absolu, des origines et
des matières administrées, les adjectifs
pour apporter des nuances, les modulations des espaces
autant confrontés.
La pensée d'Emmanuel Dilhac le mènera
jusqu'à la possibilité d'estimer que les
fluides et les sons ont donné naissance à
toute forme.
Emmanuel Dilhac pour accompagner ses installations plastico-sonores
d'objets bruts et naturels posés à même
le sol propose qui donnent lieu à des concerts,
un ensemble de dessins, gravures, peintures, poèmes
pouvant compléter muralement l'ensemble.
Curieux, enfants, parents, enseignants, artistes, archéologues,
écologistes... seront ravis de découvrir
une démarche unique, un enchantement pour les
yeux et les oreilles !
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