Chez Emmanuel Dilhac la vision picturale
s'effectue en « correspondances » avec de
multiples recherches produites sur le verbe, le mot,
le son, la forme, la matière, la ligne, les signes,
la couleurs et le geste.
Cet artiste que l'on disait « touche
à tout » mais aussi «
hors normes »
mène plutôt avec ténacité
et aussi grande rigueur son approche du puzzle de l'univers,
déchiffrant par exemple les alphabets organiques
existant à travers les mondes du minéral,
du végétal et de l'animal, ou parmi les
volcans ou les cours d'eau, ou issus de notre esprit,
établissant même des comparaisons : existerait-il
un alphabet fondamental au sein de la création
?
Il donnera le nom de Rythmique-peinture
à cet essai d'esthétique panoramique et
ses tableaux deviendront de véritables partitions
confectionnées à base de matériaux
de bois, de sables, de terres et d'ocrés.
Il utilisera aussi de multiples procédés
colorés d'acrylique sur reliefs.
Des assemblages pourront être parfois disposés
au sol, comme l'installation plastico-sonore «
Woolloo-Wakan »
ou sur des tréteaux pour ce qui concerne ses
plateaux organisés sur le répertoire de
l'écriture des pierres, ou dans des vitrines
afin de créer éventuellement d'autres
rythmes avec des petits objets bruts sculptés
par la nature et recueillis sur les plages, à
travers champs, ou dans la forêt.
Les derniers travaux d'Emmanuel Dilhac montrent une
volonté d'établir des contacts avec des
fréquences subtiles qui animent les êtres
et les choses ; l'artiste déclare volontiers
qu'après avoir travaillé sur les sens,
il désire encore épurer afin de traduire
ou d'entrer dans « l'essence ».
De nombreux dessins jalonnent également, une
oeuvre et une exploration de plus de quarante années.
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