_________ITINÉRAIRE
DU PEINTRE_________
A l'âge de 10 ans, un professeur de
dessin lui fait dessiner au crayon, une approche de l'écorce
d'un tronc d'arbre de la cour de l'école primaire ;
c'est un choc dont il se souvient encore.
| 1955-1960
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Quatre années
d'études de gravure en taille douce à
l'école Estienne à Paris. Un après
midi de juin, à la sortie de l'école,
il est ébloui par la grâce de la lumière
donnant sur les arbres et sur le kiosque à musique
du boulevard Blanqui : « Je serai peintre
» se dit-il. Il peint de nombreuses gouaches de
style impressionniste-pointilliste. En 1958 il fait
une première exposition à la Galerie Royale
à Paris. |
| 1960-1965 |
Intenses séries de dessins
aux pastels secs, pastels gras, fusains et crayons gras,
aquarelles : paysages, portraits, croquis sur le vif.
Il s'est installé à son compte comme artisan
graveur sur bijoux dans la banlieue parisienne.
En 1965, à la suite d'un voyage dans les Ardennes
(sa mère amoureuse de littérature était
née à Charleville et il y a là
le souvenir de Rimbaud...) Dilhac cherche à peindre,
à représenter ses émotions ressenties
devant les paysages de la vallée de la Meuse,
creux et mouvements : c'est la
rupture avec l'art figuratif. |
| 1965-1970 |
Séries de gouaches, d'aquarelles,
de crayons de couleurs allant de l'abstrait au fantastique
et à l'imaginaire. Il se donne aussi à
l'écriture et à la chanson. Nombreux passages
dans les cabarets parisiens et dans les maisons des
jeunes et de la culture où il expose également
son travail graphique. |
| 1971-1975 |
Devenu un temps animateur culturel
à la ville de Rouen, il entre comme professeur
de dessin dans l'éducation nationale.
Nouvelles séries de dessins, d'aquarelles très
colorées, de gravures directes sur papier (procédé
qu'il invente) et à nouveau des représentations
humaines sur les cycles de la vie... Il est père
de deux enfants. |
| 1975-1987 |
Installé en pleine campagne
normande, il redécouvre la nature de près
et entre en extase devant le jeu des écorces,
celui des ruisseaux, les formulations des silex, des
sables, des terres, la géométrie des fleurs...
Naît alors « La Période Sauvage
» : objets de nature rassemblés en petits
totems ou en statuettes, peintures sur écorces
ou mixages d'écorces broyées et de craie,
d'os, travaux de terres et de résine mélangées,
couleurs des alluvions, coquillages, réalisations
de masques....
Premières installations donnant lieu en 1984
au spectacle « Cosmophonigeste » titre
aussi d'un double album musical relatant les premières
sonorités captées à partir d'objets
naturels bruts... Il aura été aussi à
l'écoute des chants d'animaux et de leurs gestuelles
qu'il inclut dans son spectacle. Dilhac parle encore
de « Correspondances » et le démontre
au cours de son spectacle à partir de branches,
de racines à formes animalières qui sifflent,
croassent, caquettent.
Durant cinq années, il suit des cours d'expression
corporelle et de danse contemporaine. Les concerts chant
et guitare ne cessent pas ; paraissent quatre disques
; il crée aussi des poèmes, des illustrations,
il anime des stages corps-voix-écriture.
Jean Dubuffet lui écrit : « J'applaudis
à toutes vos recherches ».... |
| 1987-1996 |
Emmanuel Dilhac entre dans sa
période analytique qu'il nomme « Rytmique
Peinture ». Il interprète, signes,
lignes, formes, odeurs, couleurs, matières foisonnantes
en une sorte de Cosmogonie : travaux en séries
verticales ou horizontales nommées « Les
Râsignes », « Les
Anatomiques », « Les
Indépendantes », « Les
Persistantes »... où il privilégie
le rythme en quelques choix de techniques mixtes sur
tissus, toile de lin sans apprêt, sable et terres
encollés, cellulose, bois striés, alternances
d'ocrés et de couleurs acryliques. Une interprétation,
un hommage aux règnes du minéral, du végétal,
de l'animal. De nombreuses expositions en galeries jalonnent
cette période. Son œuvre voisine en collections
privées avec celles des peintres Ubac, Ben Bella,
Kijno, Freyzin... En 1996 son fils, Nathanaël est
tué dans un accident de voiture. Il arrête
alors la chanson et l'écriture. |
| 1996-2003 |
II se réanime alors avec
la découverte du didgéridoo, réalisant
plusieurs concerts à l'ambassade d'Australie,
à Paris. Un cri... suivi d'intenses explorations
ultrasensibles dans le noir et blanc : dessins automatiques,
inspirés, transimpressions et transcommunications
jumelées : pour lui tout est don, flots d'énergies
visibles et invisibles affirmant que les « liants
d'amour » et non les liens sont indestructibles.
Grande période d'installations plastico-sonores
à partir d'objets bruts (pierres, os, bois, coquillages...)
avec lesquelles il décrypte, analyse les gestuelles
correspondantes à chaque forme, à chaque
matériau... faisant ainsi entendre ou redécouvrir
les sons oubliés, ceux là mêmes
qu'il dit « inscrits dans notre mémoire
ancestrale » dans les concerts qu'il propose :
« Woolloo-Wakan
», « Woolloo-Beloo
», « Crismat ».
Une autre installation non sonore « Gamahae
» présente signes et écritures à
même les pierres et se propose de montrer la réalité
d'un véritable alphabet organique.
Parallèlement, peintures murales sur des jeux
de verbes et d'action, recherches de la simplification
et de l'épure de la ligne ; puis retour à
la couleur, lumière intérieure vive d'autant
que le trait se libère. |
| 2004 |
A nouveau, travail en noir et blanc.
Ce sera la série des « Chemins de la
mémoire Ancestrale », une suite importante
de dessins, un autre pas dans l'exploration sans limite
d'un itinéraire qu'il souhaite plus que jamais
spirituel. Dilhac crée maintenant des événementiels,
des installations concerts-performances in situ. Il
fait son entrée dans plusieurs musées.
Son art, unique, peut prétendre à faire
partie d'une mouvance de l'art contemporain à
la suite de l'Art Brut, de l'Art Conceptuel et du Land'Art.
Récemment il était accueilli pour donner
concert à la « Maison de l'Art Vivant
» à Buis les Baronnies dans la Drôme,
où se côtoient des œuvres de Titi
et Jean-Luc Parant, Armand, Michel Butor, Ben Vautier,
Olivier Debré...
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| 2005-2006 |
Il accomplit la série des Carrémentielles jeux d’ocres, de cendres et de pigments : un ensemble de 150 œuvres qu’il organise en deux installations murales et trois installations au sol " Les Espaces Carrémentiels exposés pour la première fois au centre culturel Hippolyte Mars à Equeurdreville dans la Manche puis à Cannes en Octobre et à Rouen en Novembre
Des ensembles conséquents ont été exposés au musée du Grand Pressigny (37), dans l’Orne à à Mortagne et à L’Aigle, à Alençon en 3 endroits de la ville dont la Halle au Blé |
| 2006-2007 |
En 2007 il crée une dizaine de nouveaux espaces au sol : les îlots et presqu’îles
Début 2007 et début 2008 il ouvre exceptionnellement son atelier en direction des professionnels de la culture de sa région : 2 CD en font état
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II a déjà pratiqué
de vastes manifestations culturelles.
- Expositions
- 600 œuvres au théâtre
Ch.Dullin à Gd Quevilly (76) en 1983
1200 œuvres au château du Val au Grès
à Bolbec (76) en 1985
Une peinture de 75 mètres de long à la
Galerie de l'Orient à Rouen (76) en 1987
500 œuvres en 7 lieux de la ville de Lorient (56)
en 1994
100 tableaux récents au sol du CAC médiathèque
de Dieppe (76) en 1996
installations plastico-sonores à la Halle au Blé à Alençon ( 61) en novembre 2004
au musée du Grand Pressigny ( 37) de mai à septembre 2005
à la cité de la musique à La Villette à Paris en novembre 2005
à Cannes, à Rouen,
à Florence participation à la Biennale d’Art Contemporain
à Equeurdreville au centre culturel Hippolyte mars
à Mortagne au Carré du Perche
à L’Aigle à l’espace des Tanneurs
- Créations
- en 2004 des "Carrémentielles" une nouvelle série de plus de 100
tableaux en jeux d’ocres, de cendres, de pigments qui seront exposés en octobre 2005 à Cannes et en novembre 2005 à Rouen
en 2006 les grandes carrémentielles
en 2007 les Ultra Carrémentielles et les installations au sol Ilôts et Presqu’îles
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