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_________LA DÉMARCHE DU POÈTE_________

Emmanuel DILHAC écrit ses premiers poèmes vers 1960.
De 1967 à 1969, devenu auteur interprète, ses textes font l'objet de cinq parutions à compte d'auteur.
On retrouvera douze titres sur un premier disque paru en 1973 :
« Emmanuel DILHAC chante » ; S'y alternent chansons d'hymnes à la nature et chants d'idéal pour une exigence de vie et d'avenir pour l'homme.

Tendance qui va s'accentuer de 1974 à 1976 avec :
1974 : « Chansons pour construire le temps »
1975 : « Portraits et paysages » ; Portraits incisifs, humoristiques, pris sur le vif, en opposition à des clichés sur la nature prise en sa beauté...
1975 : « Au fond du miroir » ; Montre un désir d'intérioriser autant d'exprimer des émotions, l'auteur s'interroge sur le sens de la vie.
1975 : « Par petites touches » ; Portraits de fleurs, portrait des principaux peintres impressionnistes
1975 : « Premières floraisons » ; Autre série de portraits floraux.
1975 : « Poèmes intimes » ; Tristesse éprouvée face à des événements personnels.
1975 : « Masques I » ; Militant d'Amnesty International et de la Ligue des Droits de l'Homme, Emmanuel DILHAC dénonce la torture, les abus de pouvoir, les guerres, les dictatures, le racisme, les essais nucléaires, la bureaucratie etc...
1975 : « Masques II » ; Conte la torture.
1976 : « Masque III » ; Dénonce tous les abus.
1976 : « Chemins et raccourcis » ; Dédié à Luc Bérimont et à quelques autres amis proches, montre un contact direct, un nouveau rapprochement avec les forces et le spectacle de la nature, de la terre.

Installé désormais à Yquebeuf, en pleine campagne normande, Emmanuel DILHAC puise son inspiration directement aux sources, parmi les éléments, voit, décrit les composantes, les alphabets organiques régissant à travers les saisons.

Toujours à compte d'auteur naîtront les recueils suivants, reflets d'une couleur particulière et d'un style :
1977 : « Forces mères »
1979 : « Entre ombre et lumière »
1980 : « L'ouverture »
1981 : « Flashes »

Deux autres disques paraissent durant cette période : « Enfant de la Terre » et « Entre Ombre et Lumière » ; la critique sera unanime en un premier temps à reconnaître Emmanuel DILHAC comme un novateur, et à espérer en lui.

Mais il va dérouter, en continuant à rechercher au plus près du coeur des choses, loin du bruit des salons de toutes sortes, libre poète préférant interroger l'arbre ou la pierre, le verbe, la voix humaine.
Il va faire des découvertes essentielles et fascinantes sur la préhistoire du son, des instruments de musique et des langages ; il a aussi rencontré TAZIEFF et le couple de vulcanologues Katia et Maurice KRFT, il exposera des travaux graphiques au premier congrès de vulcanologie.

DILHAC travaille toutes les disciplines, agrandit son champ de vision, pour mieux comprendre la vie, l'invisible derrière le visible, pour mieux traduire le chant universel, il oeuvre donc en « correspondances » si chères à Beaudelaire. Il illustre aussi des poètes comme Lena LESCA, Luis PORQUET, Van De VELDE...

En 1982 et 1983 trois autres livrets paraissent, deux sous l'égide de l'association : « l'Instant Perpétuel » : « Poètre me dit l'enfant » et « Forces Nées » et le troisième à compte d'auteur : « Je suis plusieurs » qui sont des choix de textes à travers les parutions précédentes et illustrées par la main de l'auteur.
Le succès est grand : « Poètre » voit s'accomplir un second tirage et on en parlera à plusieurs reprises sur France Culture.
Une quatrième parution discographique, un double album sorti en 1984 retrace les découvertes sonores et poétiques de l'artiste : « Cosmophonigeste ».

Emmanuel DILHAC accentue son oeuvre graphique et présente ses dessins et peintures dans les galeries fin 1989 : le succès est immédiat et les lieux d'expositions multiples.
La crise économique et celle du marché de l'art qui sévissent peu après ne l'effrayent en aucune manière. L'oeuvre est désormais ample, et comme tout ce qu'il entreprend « hors des sentiers battus » : le milieu culturel lui offre toutes possibilités de vraiment s'exprimer en osmose graphismes et sons.

Il a repris l'écriture :
« Résurgences » parait en 1993.
« Indien quelque port » début 1995 ; nouveau tirage aux éditions de la nouvelle pléiade préfacé par Michel Bénard, fin 96.
La mouvance à travers les signes naturels est accentuée, la vision plus mystique, le langage plus précis, ciselé, épuré : le but du poète est de s'éclaircir l'âme, le regard, jusqu'à « retrouver les yeux de l'enfance ». Plus que jamais, il chante les règnes du végétal, du minéral, de l'animal, ému devant tous ces « peuples frères » ; il en traduit les mouvements, les énergies, les formes et matières.
« Indien quelque part » est parallèlement le titre d'un nouveau « one man show » qu'il présentera au sein d'une exposition de ses oeuvres.
Il achève aussi un nouveau manuscrit : « Ecoute petit loup », dédié à son fils qui disparaît dans un accident de voiture, une semaine après la parution du livret.

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